IN-FO presse: orano publie des résultats "survitaminés"

Rédigé le 20/02/2025

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Orano triple son bénéfice annuel grâce à des contrats et la hausse de l'uranium

 

Le géant français du cycle du combustible nucléaire Orano a presque triplé son bénéfice annuel en 2024, grâce à la "contribution ponctuelle" de contrats avec des électriciens japonais et la hausse des cours de l'uranium.

Orano a réalisé un bénéfice net de 633 millions d'euros en 2024 (217 millions d'euros en 2023), pour un chiffre d'affaires en hausse de 23% à 5,87 milliards d'euros, en dépit d'une année marquée par des provisions et dépréciations pour acter la perte du contrôle opérationnel de ses filiales au Niger (Somaïr, Cominak et Imouraren), a indiqué le groupe dans un communiqué mercredi.

"Ces résultats sont objectivement très bons, voire exceptionnels", a commenté auprès de l'AFP David Claverie, directeur financier d'Orano.

Ils bénéficient de la "contribution ponctuelle" de contrats avec des électriciens japonais qui se sont concrétisés avec le retour effectif en 2024 au Japon de déchets radioactifs issus du retraitement de leurs combustible usés à l'usine d'Orano à La Hague.

La loi française interdit en effet le stockage de déchets radioactifs ou issus du traitement de combustibles usés en provenance de l'étranger.

Le groupe a par ailleurs profité, sur les contrats facturés en 2024, d'"une bonne dynamique des prix" sur les marchés de l'uranium naturel, de la conversion et de l'enrichissement, des activités minières et de transformation. Celles-ci sont dopées par des perspectives prometteuses sur fond de regain d'intérêt pour l'électricité nucléaire dans certains pays.

Ces éléments ont ainsi permis d'"absorber" les "impacts négatifs" en 2024 liés à la dégradation de la situation de ses filiales minières au Niger Somaïr, Cominak et Imouraren.

"Elle résulte des ingérences répétées des autorités locales nigériennes sur la conduite de nos opérations là-bas, ce qui nous a amené à constater la perte de contrôle de ces filiales" exploitant des mines d'uranium, a affirmé David Claverie.

Elles ont donc été sorties des comptes du groupe à compter du 1er décembre, a expliqué le responsable financier.

Annoncées en juillet, les provisions et dépréciations inscrites par le groupe s'élèvent à 193 millions d'euros, selon un nouveau chiffrage.

Orano a toujours écarté tout risque de pénurie d'uranium à court ou moyen terme pour ses clients électriciens grâce à la diversification géographique de ses zones d'approvisionnements, avec des implantations au Canada et au Kazakhstan.

Le groupe a signé le mois dernier avec la Mongolie un accord pour exploiter un vaste gisement d'uranium, et mise sur d'autres projets d'extraction en Ouzbékistan ainsi qu'en Namibie.


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